Le monde de Belissor
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Etat des lieux...

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Comme la plupart des enseignants qui se retrouvent dans une classe avant d’avoir reçu une formation professionnelle, mon premier objectif fut de faire face à la complexité des situations qui s’offraient à moi plutôt que de faire des choix pédagogiques.


Les situations humaines me semblaient hautement délicates. La pédagogie, elle, ne me posait apparemment aucun problème : je réitérais instinctivement le seul modèle dont je disposais alors : mes souvenirs d’écolière des années 60. C’était ancré en moi, cela m’appartenait et il ne me serait même pas venu à l’idée que cela puisse être remis en question !

J’enseignais donc en toute bonne foi aux enfants d’alors avec des principes d’avant-hier. Et je m’en portais bien.

En mathématiques, je présentais les notions nouvelles au tableau, les faisais suivre d’une batterie d’exercices sur ardoise, puis sur cahier ; je terminais en fin d’apprentissage par un problème plus ou moins complexe qui avait valeur, non pas de composition, car j’avais remarqué que ce terme ne s’employait plus, mais de contrôle, ce qui revenait au même.

Je corrigeais ensuite les cahiers au stylo rouge en barrant tout ce qui était "faux". Chaque élève recopiait plus tard la correction magistrale au stylo vert. La classe était alors prête à passer à l’étude du chapitre suivant...

J’essayais bien, parfois, d’expliquer avec plus d’insistance les finesses du raisonnement et sa logique - qui me semblait tellement limpide - à ceux qui avaient "raté" le problème. Mais il me semblait parler une langue totalement étrangère à des êtres fraîchement débarqués des espaces inter-sidéraux !

Quelques trimestres passèrent, l’expérience acquise, rendant le déroulement des journées de classe moins périlleux, me laissa la disponibilité intérieure nécessaire pour me poser quelques questions à propos de mes pratiques pédagogiques.

L’année durant laquelle je décidais de m’attaquer aux problèmes de mathématiques, j’avais une classe de CE1, le niveau idéal selon moi, à cette époque, pour donner aux enfants de bonnes habitudes de réflexion et de logique.

Ma recherche fut basée sur les présupposés suivants qui me semblaient alors évidents :
Il faut :
- simplifier ce qui est compliqué,
- présenter par étapes successives ce qui est complexe,
- commencer par le commencement et aller droit devant jusqu’au but.

Je conçus donc cette année-là une série de séquences visant à faire avancer mes élèves sur la voie de la résolution de problèmes.

J’en suivis la progression au fil des semaines.

Au mois de juin, mon tour d’horizon m’avait semblé complet. Mes élèves avaient progressé.

Je partis en vacances satisfaite ;-)

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