Le monde de Belissor
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Le chaînon manquant...


Mardi 19 septembre 2006

J’ai une très longue conversation avec une collègue que j’estime fort et qui me permet de comprendre mieux toute la question de l’équilibre qu’il me faut cultiver avec soin entre ce précieux cahier et les aprrentissages. Mais tout est lié. Intimement. J’en suis persuadée.

Mercredi 20 septembre 2006

Il y a quelques jours, je suis tombée par hasard sur le site du "Mouvement Contre la Constante Macabre" : http://mclcm.free.fr/. Il s’agit d’une critique en règle de la façon de noter des enseignants français. Intriguée, je m’arrête et

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Le professeur Antibi

feuillette quelques pages... Un colloque est organisé au Sénat dans quelques jours. Est-ce ouvert à tous ? Est-il encore temps de s’inscrire ? Je tente ma chance par mail. La réponse arrive dès le lendemain et je me rends donc dans le splendide palais du Luxembourg en ce beau mercredi d’un été finissant...

Ce pdf à télécharger pour comprendre en deux pages très claires ce qu’est la très justement nommée "Constante macabre" et l’évaluation par contrat de confiance que le professeur André Antibi propose de lui substituer rapidement dans toutes les classes de France et de Navarre, de l’école primaire aux grandes écoles !


Ci-dessous quelques-unes des notes que je prends au cours de cette journée passionnante :

Présentation des concepts par le professeur Antibi

- La France est à la dernière place sur la question du bien-être à l’école.

- Sous la pression de la société, les enseignants sont des sélectionneurs malgré eux.

- Comment supprimer l’échec scolaire s’il faut a priori qu’il y en ait ?

- En France, tout examen est un concours déguisé.

- On cultive ici la perte de confiance en soi en faisant tout le contraire de ce qui est pratiqué dans le système anglo-saxon où tout est fait pour donner confiance aux élèves.

- Il est plus facile d’avoir 9 de moyenne dans sa classe que de devenir un bon prof !

Intervention de Monsieur le Recteur Philippe Joutard

- La constante macabre est l’expression du sentiment qu’il ne faut pas faire confiance.

Le profil de l’élève français (de l’école au lycée) :
- il se sous-estime,
- il est angoissé,
- donc, il ne prend aucun risque.

- Les troubles de l’estime de soi constituent l’obstacle majeur à la réussite scolaire.

- C’est une question de culture. En France, on met en évidence ce qui va mal et jamais ce qui va bien.

- Pour que les gens soient armés pour la compétition, il est important que pendant leur formation ils soient évalués par rapport à eux-mêmes et non par rapport aux autres.


J’écoute attentivement les interventions, l’après-midi, des collègues qui pratiquent l’évaluation par contrat de confiance. Il me semble trouver là le chaînon manquant à mes recherches !

Développer la confiance par des outils comme le Petit Cahier et une parole du Maître vigilante et aussi juste que possible et manifester cela par un système d’évaluation différent.

La conclusion des intervenants : "Les élèves mis en confiance travaillent beaucoup plus."

C’est décidé, je vais essayer de me défaire de la "Constante Macabre" dont je suis atteinte comme mes collègues et de tester "l’évaluation par contrat de confiance".


Pour en savoir plus sur les sujet traités ici :
- Un article du Café Pédagogique
- La Constante Macabre commentée sur le sites des "écoles différentes".
- Pour se procurer l’ouvrage du professeur Antibi.


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P.-S.

La photo du dôme du Sénat a été prise en sortant du colloque.



1 Message

  • Le chaînon manquant... 30 mars 2009 22:03, par Marguerite Estienne (parent)

    Je suis de fait devenue une membre (sans le savoir) du mclcm en rentrant d’une année d’expérience aux Etats-Unis. Quel enrichissement de constater qu’on pouvait penser l’éducation autrement...Et que sur certains points, il y avait beaucoup à apprendre. C’est difficile de se remettre en question et notre propre éducation nous a beaucoup conditionnés. Mais je constate des changements, surtout chez les instituteurs du primaire.


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